Disorder over the wall

Ce blog tente de retracer le mouvement post punk qui dura une décennie environ (1975-1985). Par ailleurs, d'autres rubriques s'y ajoutent concernant la folk, le shoegazing, le post-rock, toutes les musiques intéressantes en général.

samedi 28 février 2009

Electronic Reverie

mondrian1


Après quelques mois d'absence, pourquoi ne pas s'attarder sur quelques perles musicales dans le milieu de l'électronique? Voici quelques morceaux à mi-chemin entre l'electronica, la house et la musique minimale, principalement des artistes provenant du label Border Community. Autrement dit, de la musique électronique qui est parfois pop, parfois shoegaze tout en restant dancefloor. Enfin, sans s'encombrer d'étiquettes, vivons un rêve électronique les yeux ouverts. Allez, toi, DANCE TO THE BEAT!


1. AFX - Cuckoo
2. Rocardo Tobar - With You
3. Swayzak - Celcius
4. Zander VT - Dig Your Own Rave
5. Jeff Mills - Robot Replica
6. James Holden Idiot
7. Nathan Fake - Stops (Live Version)
8. Matthew Dear - The Crush
9. Fairmont - I Need Medicine
10. Alex Smoke - 6am
11. Luke Abbott - We Are Made Of Glass
12. Paul Kalkrenner - Since 77

Bientôt ici!

Posté par alicewondered à 15:40 - Electronique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


samedi 25 octobre 2008

The Knife – Silent Shout (2006)

Sans_titre1

Il m’arrive de penser que, parfois, la musique électronique est vraiment ennuyeuse et ennuyante, parce que je ne m’identifie pas toujours à la « personnalité » d’un robot ou bien je n’aime pas toujours subir les répétitions d’un rythme. Mais, il faut reconnaître l’originalité du processus : affronter l’absence d’âme d’un objet pour en faire une musique qui, elle, reflète la capacité d’un homme à créer de nouvelles choses est une expérience intéressante. En bref, ce n’est pas toujours rébarbatif et heureusement. The Knife sur la scène électronique actuelle est vraiment fascinant, tant musicalement que visuellement. Le concept de leur album sorti en 2006 est contenu dans le titre Silent Shout. Cette contradiction (cet oxymore en fait) est omniprésente, au fur et à mesure des titres, passant d’une musique pour Sonic, le personnage vidéo, à une bande originale d’une exposition d’art contemporain japonais jusqu’à devenir une musique pour nostalgiques des années 80. Cet effet, d’apparence éclectique, forme un tout finalement homogène après l’écoute de l’album. Les chansons se succèdent et ne se ressemblent pas, mais elles se complètent. Si nous étions en 2006, je dirais que c’est un des meilleurs albums électroniques de l’année. Seulement, nous sommes en 2008 alors les initiés apprécieront la sortie d’inédits de Silent Shout et pour les retardataires qui, comme moi, croient que Kraftwerk, Devo et Boards of Canada sont les meilleurs groupes électroniques du monde, il nous reste sans doute beaucoup de choses à découvrir dans ce magma électronique. Et le Silent Shout de The Knife en fait sûrement parti.

Posté par alicewondered à 18:58 - Electronique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 30 mars 2008

La genèse du mouvement

1186512489_kraftwerk_radio_activity

En 1975, Radioactivity de Kraftwerk fait son apparition. Deux ans plus tôt, ce duo allemand avait sorti leur premier album : Ralf Und Florian –leurs deux prénoms- une sorte d’album-test avant l’épreuve de force réalisée en 1975. Alors de quoi s’agit-il ? Pourquoi revenir sur Kraftwerk ? Il existe pour cela quelques raisons essentielles. Tout d’abord, nul ne peut ignorer l’influence forte que ce groupe a pu exercer sur des groupes comme Suicide, Bauhaus et même sur Joy Division. De plus, cet album marque sans doute une étape importante vers l’aspect « dénudé » des chansons et permet de définir avec plus de précision le mouvement que l’on a qualifié (peut-être un peu trop rapidement) de post-punk. En écoutant ‘Radioactivity’ chanson éponyme, les sons paraissent très clairs et les mots sont lancés comme des slogans. L’écouteur suit avec attention le fil de la chanson, embarqué dans un vaisseau spatial électronique. ‘Antenna’ par exemple, est musicalement proche d’une transfiguration mélodique. La musique arrive en force, c’est à l’auditeur de s’y retrouver par lui-même. Les rythmiques ressortent avec une force plus importante Le schéma classique couplet-refrain-couplet est interrompu sans cesse avec l’utilisation des répétitions, des bruits radiophoniques ou de la voix codée (‘Radio Stars’). C’est donc dans cette optique que cet album devient intéressant. Ce n’est pas dans la musique elle-même que l’on retrouve l’influence des groupes qui vont suivre, mais plutôt dans la façon d’emmener la musique (‘Ohm Sweet Ohm’). On retrouve cette essence particulière dans les caractères primitifs des débuts de Joy Division par exemple, lorsqu’ils s’appelaient encore Warsaw. Il est tout à fait possible que l’influence de Kraftwerk n’ait pas été directe mais progressive, mais il est évident que cet album est un témoin essentiel de l’avancée musicale grandissante de la fin des années 70. Le terrain musical est alors bouillonnant, tous les styles se mélangent, les cellules mortes disparaissent. Rien n’est encombré, la musique semble tout d’un coup limpide. Et pourtant, vu de l’extérieur, il règne une impression de désordre contenu dans quelques notes, comme si cela annonçait déjà l’arrivée de quelque chose de nouveau.

DL

Posté par alicewondered à 17:52 - Electronique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
« Accueil  1