Disorder over the wall

Ce blog tente de retracer le mouvement post punk qui dura une décennie environ (1975-1985). Par ailleurs, d'autres rubriques s'y ajoutent concernant la folk, le shoegazing, le post-rock, toutes les musiques intéressantes en général.

lundi 4 août 2008

What Does Anything Mean? Basically by The Chameleons

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The Chameleons sortait en 1985 What Does Anything Mean? Basically un véritable album de "pop-new-wave" à la hauteur d'Echo & The Bunnymen ou de The Cure dans ses recoins les plus pop. Pourtant, il semblerait que ce groupe soit depuis un peu délaissé dans les classifications New Wave ou Post-Punk comme si l'aspect pop et synthétique passait un peu pour de la pommade quand les autres groupes proposaient un remède. Il est vrai que quelques années auparavant, au début des années 1980, les groupes avaient déjà commencé à assainir leur son, à rendre les rythmiques plus directes, les Chameleons étaient en apparence qu’un groupe parmi tant d’autres dans cette scène foisonnante des années 1980.  Mais c’est dans une optique presque enjouée, tout en finesse, que les Chameleons composent, avec une facilité déconcertante. L’introduction, très atmosphérique qui porte le nom de « Silence, Sea And Sky » se savoure comme un sushi avant un excellent repas asiatique et se laisse apprécier avant que ne débute Perfume Garden formidable mise en bouche à cet album des années post-punk. Les artistes similaires se bousculent, mais nul ne remplace les Chameleons parce qu’ils ont cette énergie folle, cette unicité, forcément indicible, qui peut leur donner le statut de  groupe culte. « Home Is Where The Heart Is » reflète particulièrement bien cet aspect : atmosphérique et directe, maîtrisée et sans fioritures, cette chanson crée comme un lien fort agréable entre la pop dans son sens le plus noble et la New-Wave avec toutes les connotations  « dark » noires ») que cela implique.

En ce qui concerne l’artwork de l’album, il est très soigné et suffit presque à présenter la musique des Chameleons : synthétique et douce, rapide et calme, belle et torturée : paradoxale. Peut-être est-il là le secret de leur création : par l’absence d’explication de cette création. Alors j’ajouterai juste God Save The Chameleons!

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mardi 27 mai 2008

She's Lost Control.

Track


Confusion in her eyes that says it all.
She's lost control.
And she's clinging to the nearest passer by,
She's lost control.
And she gave away the secrets of her past,
And said I've lost control again,
And a voice that told her when and where to act,
She said I've lost control again.

And she turned around and took me by the hand and said,
I've lost control again.
And how I'll never know just why or understand,
She said I've lost control again.
And she screamed out kicking on her side and said,
I've lost control again.
And seized up on the floor, I thought she'd die.
She said I've lost control.
She's lost control again.
She's lost control.
She's lost control again.
She's lost control.

Well I had to 'phone her friend to state my case,
And say she's lost control again.
And she showed up all the errors and mistakes,
And said I've lost control again.
But she expressed herself in many different ways,
Until she lost control again.
And walked upon the edge of no escape,
And laughed I've lost control.
She's lost control again.
She's lost control.
She's lost control again.
She's lost control.


(Joy Division, She's Lost Control, Unknown Pleasures 1979)

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dimanche 18 mai 2008

Vidéo de Joy Division: Atmosphere.

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vendredi 9 mai 2008

Joy Division, Unknown Pleasures (1979): LE GRAND MOMENT.

Joy_Division_unknown_pleasures


Quand Joy Division sort Unknown Pleasures en 1979, les tensions entre l’ingénieur du son et les membres du groupe sont au plus fort. En fait, ce manipulateur fou, ce gourou torturé, devient  en quelque sorte le cinquième membre de Joy Division, tant son intervention est forte sur cet album. La légende veut que l’ingénieur aurait mis la température au plus bas au lieu de mettre le chauffage, pour que la froideur de leur musique ne soit même plus une métaphore.  Aujourd’hui, si ceci a influencé la création d’un mythe, cet album reste tout de même d’une froideur extrême. Tout est tellement cadré que la musique ressort dans une forme presque rigide. L’auditeur n’arrive plus à distinguer ce qui est faux de ce qui est vrai, la froideur amplifiée de l’énergie rock réelle. C’est à cette époque que tout bascule, les relations entre les groupes et la musique ne cesse d’évoluer. La première caractéristique de ce basculement est la vision même de la musique. Si cet album est souvent considéré comme ‘avant-garde’, il est en fait plutôt précurseur d’une nouvelle appréhension, une nouvelle interprétation du monde. Les mots de Ian Curtis sont d’une grande intensité, presque intouchables.
C’est évident, le post-punk et la New Wave naissent à partir de cet album. En fait, ce groupe dont la carrière éphémère a eu une influence sur une quantité considérable de groupes reste à part. Cette originalité se manifestera de nouveau un peu plus tard avec la sortie de Closer, album posthume. Mais revenons sur Unknown Pleasures. Il faut signaler que cette pochette très particulière se servant d’un diagramme scientifique ou d’une retranscription d’ondes radiophoniques se rapproche visuellement de l’album de Kraftwerk, Radioactivity, album déterminant pour la comprendre l’évolution de la conception musicale dans les années 1980. La sobriété de la pochette laisse place dans les deux cas à une grande richesse musicale. Si Unknown Pleasures annonce le désordre (‘Disorder’), il n’en ressort pas moins une impression de clarté entretenant tout au long de l’album un message sinon brutal, au moins imposant. Les mots résonnent et se dégagent comme quand quelqu’un crie dans une pièce vide. L’influence de la littérature est forte, à la lecture des poètes romantiques comme Wordsworth, ainsi que les horreurs les plus incompréhensibles de l’espèce humaine comme l’extermination des juifs ou les sacrifices humains en général. Cet intérêt, voire cette fascination, pour la théorie nazie (d’où le nom : Joy Division), ne pouvait être sans conséquence sur leur musique. Sans en exagérer l’influence, elle permet néanmoins de comprendre pourquoi la musique est entourée de forces néfastes incontrôlables. L’homme au milieu d’autres hommes est un être féroce. Joy Division ne cesse de prendre l’auditeur au dépourvu jusqu’à ce qu’il perde le contrôle. Complètement.
Effectivement, à l'écoute de 'She's Lost Control' ou encore 'Shadowplay' l'auditeur vit un court moment de vide spatio-temporel et la musique reprend sa "marche contemplative". Entre pression insoutenable et purs moments de grâce, on le sait déjà, Joy Division entre dans la légende. La froideur est telle qu'elle en devient indicible, proche, brûlante. Il se passe sans doute quelque chose mais personne ne sait quoi, le mystère règne. L'appel au secours, la dernière chance? Non. Trop de voies faciles se dessinent, l'homme était désespéré, il a écrit quelques mots, il a laissé son testament, reste à l'interpréter... Et si ce n'était rien de cela en fin de compte? Et si tout n'avait été que du vent? Et si l'interprétation actuelle avait été faussée par le "mythe" Joy Division et a fortiori le "mythe Ian Curtis"? L'essence punk du début s'estompe à partir de cet album, Warsaw n'est plus. Seuls les lives témoignent de ces débuts révolutionnaires. Seulement, l'envoûtement est total dorénavant, l'emprise est grande. Jusqu'où peuvent-ils aller? Le libre-arbitre n'est plus, c'est la loi de la jungle comme si Metropolis n'avait jamais été une fiction.
Et bien, rien ne sera plus pareil dorénavant, le corps est raide, telle une statue gothique du XIIIème siècle, le style est dur, presque irréel. La répétition des rythmes de batterie, la voix des ténèbres de Ian Curtis et les guitares, les basses, rien n'est laissé au hasard. Jamais les instruments n'ont sonné de cette manière. C'est à l'intérieur, c'est au dehors, un bruit de porte (au début de 'Insight'), un léger temps d'attente au début de Shadowplay, la tension est palpable, il est possible de l'approcher. 'I Remember Nothing' clôture cet album et presque sans crainte après plusieurs minutes, l'apothéose descend, les rythmes s'estompent, les guitares deviennent floues mais la voix, elle, continue de chanter, se désagrège lentement dans un fracas de glace jusqu'à s'enterrer dans un profond silence. Le genre de silence qui en dit long sur ce qui vient de se passer .


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jeudi 1 mai 2008

Bell Hollow - Foxgloves (2007)

Bell_Hollow

Le principe de base pour un mouvement musical c'est de durer le plus longtemps possible et surtout d'engendrer une suite innovante. En ce qui concerne la New Wave si elle n'est plus vraiment nouvelle, 'elle continue de faire des adeptes au fur et à mesure des années. Quel que soit le qualificatif employé: "Cold Wave", "Post Punk", "Darkwave" etc, Bell Hollow rentre particulièrement bien dans toutes les cases que l'on voudra bien lui attribuer. En effet, leur album Foxgloves sorti en 2007 est un mélange étonnant de références passées digérées et d'ambiances cristallisées par la vitalité d'un groupe qui vient juste de commencer à sortir des albums. A la première écoute, certaines chansons nous rappellent des groupes biens connus, on pense à The Cure à Depeche Mode. L'énergie pop commune chez tous les groupes faisant partie du "renouveau New Wave" (Interpol, Editors, etc) est très présente chez Bell Hollow. Ce qui change avec ce groupe c'est peut -être la voix, très proche de celle de Morissey, sur 'Jamais Vu' par exemple. Les guitares et la voix ne sont pas surabondantes -comme chez Bloc Party- mais laisse place à des espaces vides musicaux. Quand on se balade dans un magasin de disques (interactif ou non), il est parfois facile de passer à côté de ce genre de groupes qui s'ils ne sont pas révolutionnaires ne font partie non plus de la hype rock actuelle. Cependant, il ne faudrait pas dénigrer leur musique parce qu'elle est différente par certains côtés, 'Eyes Like Planets' introduit par exemple une guitare acoustique. Le dernier morceau de l'album, 'Lowlights', est aussi empreint de nouveauté parce qu'il ne nécessite pas forcément un rythme effréné pour que l'auditeur écoute la chanson! Bénéficiant d'un certain recul, ce groupe peut vraiment modifier cette scène musicale des années 2000 franchement en baisse de qualité et pauvre en nouveautés depuis un petit moment.


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dimanche 20 avril 2008

Echo And The Bunnymen - Heaven Up Here (1981)

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Quelque soit la manière de découvrir la New Wave, il arrive toujours un moment où  l'on se retrouve confronté à Echo & The Bunnymen. Heaven Up Here sorti en 1981, un an seulement après Crocodiles qui contenait déjà un son particulièrement épuré, prouve que leur musique s'étoffe de plus en plus. La qualité des guitares, c'est -à-dire l'accentuation extrême de leur son glacial et percutant, ne cesse d'augmenter. Si le groupe doit beaucoup à Television ou David Bowie (avec 'It Was A Pleasure' par exemple), il n'est pas pour autant une pâle copie de leurs aînés. En fait, c'est en Angleterre que le groupe aura le plus de succès notamment avec Heaven Up Here. Cela dit, leur succès relatif, n'avait alors rien avoir avec le groupe auquel il fut souvent comparé, U2. Si The Edge admirait beaucoup ce groupe, il est foncièrement différent dans leur façon d'appréhender la musique. Quand The Edge-U2 essayait de simplifier les mélodies, Echo & The Bunnymen démontrait avec grande délicatesse que l'on pouvait créer un son lisse sans être pour autant dénué de personnalité.

Cet album est sorti la même année que Closer de Joy Division et pourtant pas du tout la même portée symbolique. En effet,  les atrocités quotidiennes se retournèrent contre le groupe regretté de Ian Curtis, mais Echo & The Bunnymen transcendait les limites du désespoir en y incorporant des portes de sorties. Cependant, même si la lumière remplace le chemin sans issue, la musique, elle, est toujours relativement influencée par la noirceur du monde.

'Over The Wall' est sans doute le meilleur exemple de ce paradoxe entre musique et portée psychologique. Tandis que les mots se battent avec la musique, la complexité du rythme trace le chemin vers une quasi-illumination métaphorique. Cet album indique sans nul doute une rupture entre leurs débuts et le reste de leur carrière. Cela dit, plusieurs lignes s'opèrent alors au sein même du mouvement post-punk. L'individu est toujours au centre mais se détache des autres entités avec une force considérable.  'All My Colours' ou 'No Dark Things' prennent alors tout leur sens dans cette lutte perpétuelle contre l'autodestruction. Cet acharnement ne servira la New Wave que sur une courte durée mais Echo & The Bunnymen compose alors les notes éphémères d'une musique gagnée par la tension et transfigurée par l'espoir.

DL

Vidéo : Over The Wall (Live)

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dimanche 30 mars 2008

« We’re all Frankies, we’re all lying in hell. » (‘Frankie Teardrop’, Suicide, 1978).

suicide

En 1978, l’impact de Kraftwerk a largement dépassé les frontières germaniques. Le premier album de Suicide s’approprie les rythmiques électroniques de Kraftwerk et les transcende seulement 3 ans plus tard. La musique quasi hypnotique se détache totalement de celle des Allemands et cette sortie est sans précédent. Ceci se ressent notamment dans les salles de concert : le sang coule à flot (sans métaphore) et Alan Vega est envoûté : le chaos peut (enfin ?) régner.

Dans la plupart des cas, l’écoute de cet album ne laisse pas indifférent. Non seulement l’auditeur prend un malin plaisir à réécouter en boucle des chansons presque nihilistes, mais parfois la pression est si lourde que l’on ne fait plus partie de cette planète (cela dit ce sentiment est peut-être personnel…). En tout cas, en ce qui concerne le post-punk, on ne pourrait oublier de citer cet événement musical. Effectivement, dès la première chanson de cet album-‘Ghost Rider'- la nouveauté est indéniable. L’absence de superflu, déjà soulignée auparavant, est encore plus renforcée. Cette caractéristique, que l’on retrouvait chez Kraftwerk, se dessine, les carcans sont plus pop mais l’essence est fondamentalement plus brute, plus rêche. Ce qui change dorénavant et qui se précisera plus tard est cette attention toute particulière à inclure des mots, témoins d’un caractère plus parlé de la musique. Créer, certes, mais dans l’optique de laisser une trace écrite. Cet aspect se voit d’ailleurs dans l’artwork même de la pochette : le choix du nom: ‘Suicide’ est en effet lourd de sens. Dorénavant, il ne faut plus seulement faire apparaître un son nouveau mais aussi être présent concrètement à l’aide de mots. Bien sûr, ces aspects sont embryonnaires mais très importants à souligner car ils auront une importance capitale chez Joy Division, Cabaret Voltaire, ou The Fall par exemple. Certaines intonations d’Alan Vega peuvent même nous faire penser à Nick Cave (le premier E.P. de The Birthday Party, Mutiny sort en 1982).

Par ailleurs, il serait possible de rapprocher cet album de l’essence punk dans l’utilisation de cris ou dans les thématiques abordées (‘Che’, ‘Frankie Teardrop’), mais ce sont des éléments plus mineurs qui le rapprochent de ce mouvement à l’agonie. Le caractère particulièrement novateur de cet album est alors de résister à toutes les influences extérieures, il se concentre sur le caractère destructeur de la société sur l’individu, sur son moi. Suicide accentue alors l’aspect individuel et non plus collectif de la musique (très présent dans les années 70). Ceci crée une nouvelle génération d’artistes plus centrés sur eux-mêmes, souvent à leurs dépens, perdus dans un monde sans aucune limite. Cet aspect sera poussé à son paroxysme, un an plus tard, avec l’ascension du groupe Joy Division : véritable plaque tournante du mouvement post-punk.


DL


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Prologue: ‘From Unknown Pleasures to Movement’

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En me retournant, j’aperçois des particules infinitésimales impossibles à atteindre. Le temps s’étire, tout est soudainement élastique. Les minutes deviennent des heures, le poids des mots est de plus en plus lourd, il prend ton son sens, il devient presque insupportable. Parfois, les paroles résonnent, parfois, elles ne sont plus qu’un corps informe qui se meut dans l’atmosphère. Dans ce brouhaha sonore, une personne me prend par le bras. Je ne peux pas m’en détacher, tout est trop proche de moi, j’ai beau lutter, rien n’y fait, je ne sens plus mes membres. Mes paupières sont lourdes comme si mes yeux n’avaient plus de larmes. La lumière est allumée, mais je ne vois plus rien. Ai-je seulement vécu ce moment ? Ai-je vraiment entendu quelque chose ? Je ne comprends pas tout de suite. Mais ça y est, j’y suis, je viens juste d’écouter ‘Disorder’.

En 1979, Joy Division sort en effet Unknown Pleasures représentatif d’un véritable changement dans le paysage musical underground. En 1977, personne ne s’attend à l’arrivée de Suicide, un duo à mi-chemin entre les notes électroniques du groupe allemand Kraftwerk et le chant d’un moine en train de crier dans un sanctuaire bouddhiste. En 1978, Throbbing Ghristle sort en cassette une musique faite de balles de ping-pong, de dictaphones et de guitares désaccordées. En 1978 encore, Bauhaus sort un de ses premiers E.P. In The Flat Field et l’inscrit dans une longue lignée d’albums inspirés par les désordres humains quels qu’ils soient, incarnés en la personne de Peter Murphy. En 1981, New Order naît et l’album Movement sort cette même année, sorte de témoignage d’un réel besoin de créer, quoi qu’il arrive. Car il s’agit bien de cela en fin de compte, il faut créer, rien n’importe plus que de créer. Les albums à la période post-punk ne s’inspirent plus seulement de visions idylliques de la vie, il faut retraduire ses sentiments, l’urgence est là, il faut faire revivre la musique.

C’est justement parce que j’ai une vision cyclique de la vie que je crois que revenir sur cette période musicale qui dura une décennie (1975-1985 environ) est fondamental, non pas pour se souvenir avec nostalgie, mais pour comprendre peut-être un peu mieux tout ce qui nous entoure : les paradoxes humains et les paysages musicaux décorant les pièces du monde.


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